Plan de sauvetage d'Areva par le gouvernement | Utilitywise France
Plan de sauvetage d’Areva par le gouvernement

Plan de sauvetage d’Areva par le gouvernement

Le groupe nucléaire français devrait recevoir un renflouement, et ce quel que soit le gagnant des élections présidentielles en mai. Les principaux candidats soutiennent ce plan de sauvetage, qui pourrait pourtant couter jusqu’à 10 milliards d’euros et diviser le groupe. Areva ne fait pas seulement face à une dette énorme…

Le groupe nucléaire français devrait recevoir un renflouement, et ce quel que soit le gagnant des élections présidentielles en mai. Les principaux candidats soutiennent ce plan de sauvetage, qui pourrait pourtant couter jusqu’à 10 milliards d’euros et diviser le groupe.

Areva ne fait pas seulement face à une dette énorme mais aussi à des problèmes techniques, de réglementations et juridiques. Pourtant, l’importance de l’industrie nucléaire en France n’a pas laissé beaucoup de choix au gouvernement.

Un pack de sauvetage complet de l’industrie nucléaire va aussi inclure un investissement pour supporter EDF Energy, opérateur des 58 réacteurs nucléaires du pays. Cependant, toute aide du gouvernement devra adhérer aux règles de l’Union Européenne sur l’aide publique.

La construction des réacteurs EPR à Olkiluto en Finlande et Flamanville en Normandie ont connu de nombreux problèmes de retard et d’augmentation des coûts, avec pour conséquence des années de pertes financières.

Il y a aussi une investigation en cours concernant des falsifications de documents à l’usine du Creusot, qui pourraient mener à des problèmes de sécurité significatifs puisque cette usine fabrique des composants de réacteurs nucléaires.

Les plans de restructuration devraient inclure la vente de l’activité réacteurs nucléaires d’Areva à EDF. Le gouvernement prendra alors la responsabilité financière pour l’EPR finlandais l’injection de 5 milliards d’euros. Des investissements japonais et chinois devraient soulager la pression sur le gouvernement.

Il ne faut pas oublier qu’EDF, qui appartient à 85% au gouvernement, a aussi des problèmes dus à la baisse des prix de l’électricité mais aussi la dette liée aux nouveaux projets de construction nucléaire. EDF va construire deux réacteurs à d’Hinkley Point qui devraient couter 18 milliards d’euros, à quoi s’ajoute 50 milliards d’euros de dépenses pour la modernisation des réacteurs domestiques.

Myriam-Deborah Amichia

Posté par le mardi, le 10. janvier à 16.44