L’hydrogène, future énergie propre? | Utilitywise France
L’hydrogène, future énergie propre?

L’hydrogène, future énergie propre?

L’hydrogène, l’énergie propre aux multiples applications. Total, Engie, Shell ou encore Toyota font partir des 13 industriels à y croire.

Treize industriels des secteurs de l’énergie, des transports et de l’industrie ont lancé l’« alliance hydrogène ». Le PDG d’Air liquide, décrit le projet ainsi : « Première initiative mondiale du genre, l’alliance veut démontrer que cette molécule pourrait être un élément clé pour réussir la transition énergétique dont le monde a besoin. Les entreprises qu’elle réunit sont déterminées à apporter leur contribution à ce grand défi ». En effet, cette énergie propre permettrait de réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre.

Les signataires

Du côté des groupes français : Air Liquide, Alstom, Engie et Total
Les autres groupes : Anglo American, BMW Group, Daimler, Honda, Hyundai, Kawasaki, Shell, The Linde Group et Toyota.

Quelles utilisations pour l’hydrogène ?

– Les transports :

Des voitures et bus à hydrogène ont déjà été développés et sont prometteurs.
Entre 2018 et 2020, Alstom devrait mettre en service les premiers trains à hydrogène en Allemagne.

– Energie à domicile :

Des piles à hydrogène sont déjà utilisées dans des foyers japonais où elles produisent chaleur et électricité.

– Le stockage :

L’hydrogène pourrait aussi servir de stockage d’électricité, en particulier pour les énergies renouvelables. Cela résoudrait alors le problème d’intermittence de production de ces énergies (éolien, solaire, etc.).
« L’hydrogène apporte une solution au problème crucial de l’intermittence des énergies renouvelables. L’électricité produite par une éolienne, par exemple, peut être utilisée pour casser les molécules d’eau H2O en oxygène et hydrogène. Ce dernier est stocké et brûlé lorsque l’on a besoin d’électricité », d’après Pierre-Étienne Franc, secrétaire de l’organisation et directeur « Marchés et technologies avancées » d’Air liquide.

Quels sont ses limites ?

Pour le moment, ces installations ne sont pas rentables car appliquées à de petites échelles. Les treize industriels de l’alliance investissent 1,5 milliard d’euros par an en cumulé, encore trop peu pour généraliser les technologies à l’hydrogène et lui faire sa place dans notre mix énergétique. En 2017, ils espèrent augmenter ce financement à 2 milliards d’euros.

Myriam-Deborah Amichia

Posté par le mercredi, le 8. février à 16.58