Marché du gaz et de l’électricité Semaine du 16/04/2018 | Utilitywise France
Marché du gaz et de l’électricité Semaine du 16/04/2018

Marché du gaz et de l’électricité Semaine du 16/04/2018

Les contrats à terme sur le gaz et l’électricité ont progressé au cours de la dernière semaine, reflétant les gains observés sur l’ensemble des produits.

Les contrats à terme sur le gaz et l’électricité ont progressé au cours de la dernière semaine, reflétant les gains observés sur l’ensemble des produits.

Les fondamentaux immédiats de l’offre et de la demande ont été sains, les températures ayant fortement augmenté avec le début de la saison estivale.

Électricité

Les conditions météorologiques plus douces prévues pour le reste du mois d’avril vont réduire la demande d’électricité, combustible le plus utilisé par les français pour le chauffage. Les prix journaliers de l’électricité  sont toutefois encore supérieurs de 18% d’une année sur l’autre.

Les prix de l’électricité pour les mois et les années civiles ont augmenté la semaine dernière, soutenus par un coût plus élevé de la production, lié aux gains sur les marchés du charbon et du carbone. Les coûts du carbone ont atteint leur plus haut niveau en six ans à 14 € / tCO2e, tandis que le marché du charbon s’est redressé en avril. En conséquence, les prix annuels de l’électricité ont augmenté à 43 € / MWh, à peine 1 € de moins que les sommets enregistrés en janvier.

Gaz

Sur le marché du gaz, les prix d’été de Peg Nord ont bondi de près de 20% depuis le début du mois de mars. Les gains sont liés à la nécessité d’injections importantes avant l’hiver 2018-2019. Les réserves de stockage de gaz ont chuté à seulement 4 TWh après une vague de froid qui a nécessité de forts retraits. Il y avait plus de 30 TWh de gaz stocké à cette période l’année dernière. Les importations de GNL fournissent une grande partie de l’approvisionnement en gaz TRS et la chute des prix asiatiques a rendu l’Europe plus attrayante pour les livraisons en début d’été.

EDF met en garde contre des retards éventuels à l’usine de Flamanville en raison de problèmes de soudures

Les problèmes de soudures sur les canalisations du réacteur nucléaire de Flamanville dans le nord-ouest de la France sont plus graves que prévu. En effet, EDF a annoncé qu’elles pourraient avoir un impact sur le coût et le démarrage du projet à long terme. En février, la compagnie d’État française a déclaré que les inspections avaient révélé des problèmes avec les soudures, mais qu’il n’y aurait pas d’impact sur la sécurité, les coûts ou les délais de démarrage du réacteur.

EDF a indiqué avoir découvert des « écarts de qualité » sur 150 soudures dans un système de transport de vapeur vers des turbines utilisées pour la production d’électricité. De trois à quatre centimètres d’épaisseur, les tuyaux nécessitent un soudage qui peut prendre jusqu’à huit semaines dans chaque cas. Les réparations pourraient prendre quelques semaines par soudure. « Suite aux contrôles en cours et au processus d’autorisation par l’ASN, EDF pourra préciser si le projet nécessite un ajustement de son calendrier et de ses coûts », précise EDF dans un communiqué.

Le réacteur de Flamanville 3 devrait charger du combustible nucléaire à la fin du quatrième trimestre 2018. La construction a démarré en 2007 avec un objectif de lancement en 2012. Estimé à 10,5 milliards d’euros, Flamanville est déjà trois fois supérieur à ses estimations de coûts avec des années de retard dans l’achèvement du projet. Xavier Ursat, Directeur du Nouveau Nucléaire d’EDF, a déclaré que les tests et la révision de la soudure seront achevés fin mai. EDF annoncera ensuite tout impact sur le calendrier de démarrage.

Myriam-Deborah Amichia

Posté par le mardi, le 17. avril à 16.14