Marché du gaz et de l’électricité Semaine du 23/07/2018 | Utilitywise France
Marché du gaz et de l’électricité Semaine du 23/07/2018

Marché du gaz et de l’électricité Semaine du 23/07/2018

Électricité Évolution du Tarif d’Utilisation du Réseau Public d’Électricité au 1er août 2018 La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a annoncé une évolution du TURPE au 1er août 2018. Les taux d’évolution pour chaque utilisateur sont les suivants : Baisse moyenne de – 1,16 % pour les utilisateurs raccordés…

Électricité

Évolution du Tarif d’Utilisation du Réseau Public d’Électricité au 1er août 2018

La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a annoncé une évolution du TURPE au 1er août 2018. Les taux d’évolution pour chaque utilisateur sont les suivants :

  • Baisse moyenne de – 1,16 % pour les utilisateurs raccordés en Haute Tension (HTA)
  • Baisse moyenne de -0,59% pour les utilisateurs raccordés en Basse Tension (BT) > à 36 kVA
  • Hausse moyenne de 0,14% pour les utilisateurs raccordés en Basse Tension (BT) < ou égal à 36 kVA

Les prix à terme ont peu évolué au cours de la semaine, maintenant d’importantes primes en glissement annuel après avoir fortement progressé au cours des 12 derniers mois.

Les gains importants enregistrés sur les marchés du gaz, du charbon et du carbone cette année ont augmenté le coût de la production de combustibles fossiles, ce qui fait grimper les prix de l’électricité. Les températures ont plus d’impact sur la demande d’électricité que sur le gaz, la majorité du chauffage domestique français étant électrique. Des températures supérieures à la moyenne en mai et en juin ont maintenu la demande d’électricité à un niveau bas.

Le coût de la production d’électricité reste élevé, suite aux gains enregistrés sur les marchés du gaz, du pétrole, du charbon et du carbone au cours des derniers mois. Les prix annuels de l’électricité en France sont supérieurs de 34% en glissement annuel, testant les pics pluriannuels à 50 € / MWh.

Gaz

Les contrats sur gaz à travers la courbe sont restés pratiquement inchangés et ont continué à contenir une prime significative aux prix il y a un an. Cela fait suite à des mois de hausse des prix, liés en partie à des réserves de stockage très faibles.

La vague de froid de mars ayant touché la majeure partie de l’Europe du Nord, la France a dû faire concurrence à d’autres pays pour les importations de gaz. L’offre disponible étant limitée, le pays dépendait fortement de ses réserves de stockage, qui étaient restées fortement épuisées.

La faiblesse des réserves de stockage et la nécessité de procéder à des injections substantielles en prévision de l’hiver prochain continueront de soutenir les contrats de gaz, parallèlement à une hausse plus importante des produits de base.

Les réserves de stockage françaises sont inférieures de 6% sur un an. Cependant, les stocks ont fortement augmenté ces dernières semaines par rapport aux cinq années les plus faibles observées fin mars à la suite de très fortes injections au cours des dernières semaines. Les injections se poursuivront pendant le reste de l’été, ajoutant de la demande au système. Cependant, l’impact est en partie compensé par la faible consommation intérieure pendant les mois d’été doux.

À la une

EDF a annoncé de nouveaux retards et des coûts suplémentaires pour la mise en service de l’EPR de Flamanville en raison de problèmes de soudures. Le géant de l’énergie à annoncé environ un an de retard pour le changement de combustible. Ce retard impacte sur l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim, qui doit avoir lieu à la mise en service du réacteur de Flamanville.

 

Myriam-Deborah Amichia

Posté par le mercredi, le 25. juillet à 9.36