Marché du gaz et de l’électricité Semaine du 06/08/2018 | Utilitywise France
Marché du gaz et de l’électricité Semaine du 06/08/2018

Marché du gaz et de l’électricité Semaine du 06/08/2018

Électricité Les prix de l’électricité journaliers ont encore augmenté de 13%, la forte vague de chaleur ayant entraîné la fermeture de plusieurs réacteurs nucléaires. L’eau de la rivière était trop chaude pour permettre le refroidissement des réacteurs, les températures augmentant de plus de 10 degrés au-dessus de la normale saisonnière…

Électricité

Les prix de l’électricité journaliers ont encore augmenté de 13%, la forte vague de chaleur ayant entraîné la fermeture de plusieurs réacteurs nucléaires. L’eau de la rivière était trop chaude pour permettre le refroidissement des réacteurs, les températures augmentant de plus de 10 degrés au-dessus de la normale saisonnière en France. Les prix à terme ont peu évolué au cours de la semaine, maintenant d’importantes primes en glissement annuel après avoir fortement progressé au cours des 12 derniers mois.

Les gains importants enregistrés sur les marchés du gaz, du charbon et du carbone cette année ont augmenté le coût de la production de combustibles fossiles, ce qui fait grimper les prix de l’électricité. Les températures ont plus d’impact sur la demande d’électricité que sur le gaz, la majorité du chauffage domestique français étant électrique. Des températures supérieures à la moyenne en mai et en juin ont maintenu la demande d’électricité à un niveau bas. La France s’appuie sur des centrales nucléaires pour 75% de son électricité. Une baisse de la disponibilité augmente l’utilisation de gaz et de centrales au charbon plus onéreuses, ce qui augmente les prix.

Gaz

Les contrats sur gaz à travers la courbe ont peu changé et ont continué à contenir une prime importante aux prix il y a un an. Cela fait suite à des mois de hausse des prix, liés en partie à des réserves de stockage très faibles.

Après avoir atteint des sommets pluriannuels à la fin du mois de mai, les contrats gaziers se sont depuis consolidés et se négocient parallèlement depuis trois mois.

Les réserves de gaz françaises étaient fortement épuisées à la fin de l’hiver, la forte demande exigeant d’importants retraits. Les injections se sont accélérées au cours des dernières semaines et sont maintenant supérieures aux niveaux de l’année dernière.

Les réserves de stockage françaises sont désormais supérieures de 5% en glissement annuel. Cependant, les stocks européens restent globalement en baisse par rapport à 2017. Les stocks ont fortement augmenté ces derniers mois par rapport aux cinq années les plus faibles observées fin mars à la suite de très fortes injections au cours des dernières semaines. Les injections se poursuivront pendant le reste de l’été, ajoutant de la demande au système. Cependant, l’impact est en partie compensé par la faible consommation intérieure pendant les mois d’été doux.

À la une

Les hautes températures en cours provoquent l’arrêt des réacteurs nucléaires en France

Le temps chaud prolongé a forcé la France à fermer temporairement quatre réacteurs nucléaires. EDF a cessé ses activités dans un réacteur de Fessenheim, la plus ancienne centrale nucléaire du pays, dans l’est de la France, afin d’éviter que la centrale ne surchauffe la rivière voisine. Cela fait suite à la fermeture de trois autres centrales nucléaires situées près du Rhin et du Rhône en raison de conditions similaires au début de cette semaine. Les plantes le long de ces rivières utilisent les eaux pour réguler la température de leurs réacteurs, avant de rejeter de l’eau chaude dans la voie navigable. Des eaux surchauffées peuvent entraîner la mort massive de poissons, dont des exemples ont été observés en Allemagne au début de la semaine.

Une étude récemment publiée par l’Université d’Oxford suggère que le changement climatique a plus que doublé la probabilité de la vague de chaleur actuelle. « La logique du changement climatique est inévitable: le monde se réchauffe et les vagues de chaleur deviennent ainsi plus fréquentes », a déclaré l’un des auteurs du rapport, le Dr Friederike Otto, directeur adjoint de l’Institut du changement environnemental de l’Université d’Oxford.

 

Myriam-Deborah Amichia

Posté par le mardi, le 7. août à 14.33